À la rencontre des fantômes de l'Arménie

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Les victimes canonisées

Les victimes canonisées

L’an dernier, l’Église apostolique arménienne, l’une des plus anciennes communautés chrétiennes au monde, a canonisé toutes les victimes du génocide arménien sous l’Empire ottoman. Une femme voilée assiste à la cérémonie de canonisation à Etchmiadzine, en Arménie.

Photo 1/8© John Stanmeyer
Les cent ans d'un massacre

Les cent ans d'un massacre

Le 24 avril 2015, centenaire du début d’un massacre que nombre d’historiens considèrent comme le premier génocide de l’époque moderne, la foule participe à une procession aux flambeaux à Erevan, la capitale arménienne, pour honorer les morts. Pendant la commémoration annuelle, entre gravité et nationalisme, le deuil peut devenir ouvertement politique, les participants brûlant parfois le drapeau turc.

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Derniers témoins

Derniers témoins

Nektar Alatuzian, 102 ans, avait 1 an quand les massacres et les déportations d’Arméniens ont commencé en Turquie. Sa famille, secourue sur la côte sud de la Turquie par un navire de guerre français, a fui en Égypte. En 1947, elle s’est installée en Arménie. Les derniers témoins oculaires de ce que les Arméniens appellent Medz Yeghern –la «grande catastrophe»– sont considérés comme des trésors vivants dans le pays.

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Vestiges d'une culture

Vestiges d'une culture

L’église Saint-Karapet, à Çüngüs ̧ , dans l’est de la Turquie, laisse entrevoir l’apogée qu’atteignit la culture arménienne. Dans la région, nombre d’églises sont tombées en ruine ou ont été transformées en mosquées. Mais des tentatives locales de réconciliation, souvent menées par la minorité kurde de Turquie, ont aussi permis de reconstruire l’une des plus grandes églises arméniennes du Moyen-Orient, dans la ville de Diyarbakir.

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Les "arméniens cachés"

Les "arméniens cachés"

Arif Oruç (à l’extrême droite) et sa famille, des Arméniens musulmans, vivent près de Batman, en Turquie. Il y a un siècle, des milliers d’Arméniens se sont convertis à l’islam pour avoir la vie sauve. Des orphelins d’Arméniens sont aussi devenus musulmans en étant adoptés par des familles turques ou kurdes. Aujourd’hui, l’histoire des descendants de ces Arméniens « cachés » refait surface en Turquie.

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Amitié séculaire

Amitié séculaire

La solide amitié qui lie la famille chrétienne arménienne de Nuran Tas ̧ (deuxième à partir
de la gauche) et celle de Nizamettin Çim (au centre, à l’arrière-plan), un kurde musulman dont le grand-père a aidé à protéger les Tas ̧ contre l’intolérance, est un contre-exemple des tensions ethniques qui marquent l’est de la Turquie, où l’essentiel de la population arménienne a été tuée ou chassée pendant la Première Guerre mondiale.

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Mont symbolique

Mont symbolique

Le mont Ararat, puissant symbole de l’identité arménienne, se dresse à l’arrière-plan, dans l’est de la Turquie. Les frontières redessinées après la Première Guerre mondiale l’ont laissé à l’intérieur de la Turquie, au grand désarroi des Arméniens, qui peuvent le voir depuis leur capitale Erevan.

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Pique-nique frontalier

Pique-nique frontalier

Des habitants du village frontalier de Bagaran, en Arménie, pique-niquent le soir sous des abricotiers et sous une croix géante, qui brille d’un air de défi vers la Turquie. Ils chanteront à tue-tête des chants de mémoire, de résistance culturelle et de survie. Le conflit acharné qui sévit entre l’Arménie et la Turquie depuis quatre générations paralyse les progrès économique, diplomatique et politique dans la région.

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