Dans les souterrains de la Première Guerre mondiale

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Prière de pierre

Prière de pierre

Sculpté dans une chapelle souterraine, ce soldat français est l’une des œuvres décorant de nombreux tunnels abandonnés, sous la ligne de front occidentale.

Photo 1/15© © Jeffrey Gusky
Sur le chemin des dames

Sur le chemin des dames

Les vestiges de ce fort du Chemin des Dames, où 30 000 soldats français tombèrent en dix jours de combats en avril 1917, témoignent du pilonnage de l’artillerie. Mais la lutte était aussi souterraine : Allemands et Français cherchaient à investir les tunnels de l’adversaire.

Photo 2/15© © Jeffrey Gusky
Attaquer par en-dessous

Attaquer par en-dessous

Face à l’impasse de la guerre des tranchées, chaque camp se mit à creuser sous les positions de l’ennemi pour y placer des explosifs. Ce réseau de tunnels fut percé par les Allemands dans la vallée de l’Oise. La charge qui y explosa le 26 janvier 1915 fit 26 morts et 22 blessés français.

Photo 3/15© © Jeffrey Gusky
Traque au stéthoscope

Traque au stéthoscope

Des sapeurs français utilisent un stéthoscope pour suivre l’ennemi dans les tunnels proches de leurs positions. 

Photo 4/15© © Adoc-Photos/Corbis
Six semaines sous terre

Six semaines sous terre

En 1918, la 26e division d’infanterie américaine resta cantonnée six semaines dans une carrière, sous le Chemin des Dames. Ses troupes ont laissé près de 500 témoignages de leur présence.

Photo 5/15© © Jeffrey Gusky
Le maréchal

Le maréchal

Bas-relief représentant Paul von Hindenburg, chef d’état-major allemand à partir de 1916. Les personnages illustres n’étaient pas rares sur les murs des tunnels : le Kaiser Guillaume II, le Premier ministre français Georges Clemenceau et le président américain Woodrow Wilson voisinaient, par exemple, avec Buffalo Bill.

Photo 6/15© © Jeffrey Gusky
Face à l’horreur

Face à l’horreur

Le regard halluciné de ce fantassin allemand exprime l’horreur des tranchées. Plus de 6 millions d’entre eux furent blessés lors de la Grande Guerre. Dans À l’Ouest, rien de nouveau, Erich Maria Remarque écrivit à propos des autorités morales de l’époque : « Nous voyions que rien ne restait debout de leur univers. »

Photo 7/15© © Jeffrey Gusky
Naufrage

Naufrage

Un navire nommé Liberté en train de couler illustre « les désastres du XXe siècle » dans le bas-relief d’un soldat français dont le régiment fut quasiment anéanti lors de la bataille du Chemin des Dames. L’homme voulait peut-être témoigner son désespoir devant le nombre ahurissant de blessés ou protester contre les attaques allemandes visant des navires civils.

Photo 8/15© © Jeffrey Gusky
Clou macabre

Clou macabre

Ce soldat moustachu avec un clou fiché dans la tête prouve que les artistes mêlaient parfois un humour macabre à des préoccupations plus terre à terre. Les soldats accrochaient leurs effets, leurs provisions et leur matériel à des clous pour les faire sécher, ou les protéger des rats, des souris et de la vermine.

Photo 9/15© © Jeffrey Gusky
Voilà la cavalerie

Voilà la cavalerie

Sculpté dans une carrière, cet officier français rappelle que les unités montées étaient partie prenante dans toutes les armées au début des hostilités. Quelques semaines plus tard, barbelés et mitrailleuses avaient rendu la guerre à cheval obsolète. Les chevaux ne servirent plus qu’au transport du ravitaillement, des armes et des blessés.

Photo 10/15© © Jeffrey Gusky
Autoportrait

Autoportrait

Au début de 1918, dans une carrière du Chemin des Dames, Archie Sweetman, de la 26e division d’infanterie américaine, a sculpté cet autoportrait en simple troufion prêt à en découdre. Sweetman n’a été que légèrement blessé à la guerre.

Photo 11/15© © Jeffrey Gusky
Le chat veille

Le chat veille

Ce félidé envoie-t-il un signal aux rongeurs qui sévissaient dans les tunnels ? Nombre de soldats s’occupaient en figurant des animaux rappelant les bandes dessinées. « Ces images de la vie quotidienne permettaient de se distraire l’esprit de la terrible angoisse des combats faisant rage juste au-dessus », note Jeffrey Gusky, l’auteur des photos.

Photo 12/15© © Jeffrey Gusky
L’Alsacienne

L’Alsacienne

Outre le symbole patriotique qu’elle constitue, cette femme portant la coiffe traditionnelle alsacienne fait partie des nombreuses représentations féminines sculptées dans les tunnels et les souterrains : caricatures, portraits idéalisés d’épouses ou de fiancées, Marianne.

Photo 13/15© © Jeffrey Gusky
Puis, on remonte se battre

Puis, on remonte se battre

Les armées abandonnèrent peu à peu leurs bastions souterrains. Les soldats rejoignaient l’extérieur via un escalier creusé dans la pierre.

Photo 14/15© © Jeffrey Gusky
À table

À table

En 1918, l’action combinée de l’artillerie, des chars et de l’aviation avait changé la nature des opérations, avec des champs de bataille plus mobiles.

Photo 15/15© © Jeffrey Gusky

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