Douze réserves africaines en péril

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Parc national du Simien (Ethiopie)

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400 km2. La géologie unique au monde du parc du Simien résulte de millions d’années d’érosion massive. Ses paysages dignes du Grand Canyon abritent nombre d’espèces rares, comme le bouquetin d’Abyssinie, le loup d’Éthiopie ou le gélada, un singe proche du babouin aux mâchoires puissantes et à la fourrure brune. La pression démographique et le développement de l’agriculture menacent le fragile équilibre du site.

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Parc national du Niokolo-Koba (Sénégal)

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9 130 km2. Les visiteurs ressortent souvent déçus du parc. C’était l’une des plus importantes réserves d’Afrique de l’Ouest. Le braconnage a décimé sa faune. Elle ne compterait plus qu’une dizaine d’éléphants. Seuls les phacochères, cousins du porc et donc évités par les chasseurs de confession musulmane, y subsistent en abondance.

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Réserve naturelle de l'Aïr et du Ténéré (Niger)

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77 000 km2. Des narcotrafiquants et des groupes islamistes traversent la région du Ténéré, dans la bande du Sahel, depuis la crise libyenne de 2011. Les accrochages réguliers avec l’armée nigérienne font craindre une rapide dégradation de la réserve. Dommage, car elle commençait à se remettre des affrontements armés des années 1990 entre l'armée nigérienne et des rebelles touaregs.

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Parc national de Manovo-Gounda St Floris (Centrafrique)

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17 400 km2. Ce parc offre l’une des plus fortes concentrations d’hippopotames du monde. Mais il a beaucoup souffert de l’instabilité provoquée par la guerre civile des années 2010. Inertie et manque de moyens des autorités aidant, les braconniers ont tout loisir de tuer.

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Parc national de la Salonga (République démocratique du Congo)

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36 000km2. Difficile d’accès, le parc de la Salonga a été relativement épargné par la deuxième guerre du Congo (un conflit particulièrement meurtrier qui impliqua neuf pays de 1998 à 2002). Mais le site, d’une superficie supérieure à celle de la Belgique, est impossible à contrôler entièrement. De nombreux braconniers en ont fait leur terrain de jeu, abattant singes et éléphants.

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Parc national de la Garamba (République démocratique du Congo)

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4 900 km2. Au début 2014, soixante-huit éléphants ont été tués en à peine deux mois dans ce parc. Une multitude de groupes rebelles, dont l’Armée de résistance du Seigneur de Joseph Kony, y auraient trouvé refuge et se livreraient au braconnage.

Voir l'épingle sur Pinterest / Via Mônica Cristina

Parc national de la Comoé (Côte d'Ivoire)

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11 500 km2. La chasse pour le commerce de la viande de brousse et l’orpaillage clandestin sont de véritables fléaux pour la biodiversité du parc ivoirien. Les produits chimiques utilisés par les chercheurs d’or dégraderaient rapidement les sols, mettant en danger la faune (buffles, antilopes, éléphants...) et la flore.

Voir l'épingle sur Pinterest / Via Laurine Bérard

Réserve naturelle du mont Nimba (Guinée)

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180 km2. Au sud-est du mont Nimba, une gigantesque mine de fer empiète sur la zone protégée. Malgré les assurances du gouvernement guinéen, son exploitation inquiète les experts et les ONG, qui craignent une déforestation et une pollution massive du site. Autre raison du classement sur la liste du patrimoine mondial en péril : l’afflux massif de réfugiés libériens et ivoiriens a accru la pression humaine sur cet écosystème.  

Voir l'épingle sur Pinterest / Via Trends. Travel 

Forêts humides de l'Atsinanana (Madagascar)

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4 800 km2. Les forêts humides de l’Atsinanana regorgent de bois précieux – bois de rose et ébène notamment. Les coupes illégales sont fréquentes malgré l’interdiction de toute exploitation et commercialisation. Elles auraient même tendance à augmenter à cause de la profonde crise économique que traverse le pays.

Voir l'épingle sur Pinterest / Via Jurgen Diportah

 

Réserve de faune à okapis (République démocratique du Congo)

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13 700 km2. En 2012, une escouade a ouvert le feu à la kalachnikov sur le siège de la réserve, tuant plusieurs gardes. Elle s’est ensuite attaquée à une quinzaine d’okapis, des mammifères appartenant à la même famille que les girafes qui sont souvent la proie des braconniers et des orpailleurs. Il n’en resterait plus que 30 000 dans toute la RDC.

Voir l'épingle sur Pinterest / Via Ruth Vinca-Rosea Mulumba

Parc national des Virunga (République démocratique du Congo)

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7 800 km2La plus ancienne réserve naturelle d’Afrique abrite de nombreuses espèces endémiques, tel le mythique gorille de montagne. Le parc souffre des conflits qui agitent la région des Grands Lacs depuis une vingtaine d’années. Menaces de mort et assassinats de gardes y sont courants.

Voir l'épingle sur Pinterest / Via Amanda Krog

 

Parc national de Kahuzi-Biega (République démocratique du Congo)

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6 000 km2. Le sous-sol très riche de la région des Grands Lacs excite les convoitises des pays voisins. L’Ouganda, le Rwanda et le Burundi soutiennent des rébellions et des milices qui sèment la terreur parmi les populations civiles.

Dès 1999, l’Unesco et des ONG internationales ont lancé une campagne de sauvegarde du parc. Des millions de dollars ont été investis pour préserver l’habitat du gorille de montagne, du rhinocéros blanc et de l’okapi. Mais la gravité de la situation et les détournements de fonds ont limité les résultats.

Voir l'épingle sur Pinterest / Via Tsjok DeClercq

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