Être une femme en Arabie saoudite

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Objet de controverse

Objet de controverse

Les femmes ont interdiction de conduire dans le royaume. Cette situation a été largement commentée dans le monde. Toutefois, bon nombre de Saoudiennes ne soutiennent pas les campagnes pour son abolition. Elles finiront par obtenir ce droit, disent-elles, quand le royaume jugera le temps venu. Pour l'heure, elles peuvent se photographier au volant, comme ici, lors d'un salon de produits de luxe. 

Photo 1/8© Lindsey Addario
Jamais ensemble

Jamais ensemble

Dans les enseignes d'alimentation, comme dans ce café de Riyad, on ne déroge pas à la séparation. Files d'attente, comptoirs, espace de restauration : tout est organisé pour que femmes et hommes ne se mélangent pas — bien que des clients passent parfois outre. Les autorités du pays font appliquer cette séparation au nom de l'islam avec une fermeté unique dans les pays musulmans, au prétexte d'assurer l'ordre, de respecter la tradition et d'honorer Dieu. 

Photo 2/8© Lindsey Addario
Avant de se couvrir

Avant de se couvrir

Encore assez jeune pour jouer en public sans se couvrir d'une abaya ou d'un foulard, Lama Mohammed Bolgari, 12 ans, se promène sur le front de mer de Djedda. Sa génération est au centre d'un vif débat qui agite le pays à propos du comportement des hommes et des femmes. "Nous avons considérablement évolué, affirme Hanan Al-Ahmadi, une conseillère du roi, mais il nous faut changer à petits pas, et garder notre identité."

Photo 3/8© Lindsey Addario
Femme et sportive

Femme et sportive

Longtemps écartées des sports (surtout de ceux vus comme masculins), les femmes viennent de plus en plus dans les clubs et les salles de gym privées, loin du regard des hommes. Halah Alhamrani, 39 ans, donne des cours de kick-boxing, chez elle, à Djedda. Être entraîneur peut encore susciter l'hostilité, et "pas que des hommes", observe une autre femme entraîneur de Djedda : "Beaucoup de femmes à l'esprit rétrograde jugent que notre activité est une véritable honte."

Photo 4/8© Lindsey Addario
Défilé à huis clos

Défilé à huis clos

Dans un magasin de Riyad, de riches Saoudiennes assistent au défilé de mode, interdit aux hommes, d'un couturier italien. Les mannequins sont souvent étrangers, car ce métier est encore mal vu. De tels événements sont très appréciés — pour celles qui en ont les moyens. Toutefois, seuls le mari et les amies d'une femme sont à même d'apprécier une nouvelle toilette ou un changement de coiffure. 

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Murs invisibles

Murs invisibles

Le panneau "Familles seulement" prohibe l'entrée aux hommes là où les femmes peuvent désormais travailler comme vendeuses. Dans la plus grande partie du pays, un homme non flanqué de son épouse ou de ses enfants ne peut pas être en contact avec une vendeuse. Des réglements précisent à qui les produits peuvent être vendus. Une vendeuse ne saurait proposer des cosmétiques pour la peau à un homme, et seules les femmes peuvent vendre de la lingerie féminine. 

Photo 6/8© Lindsey Addario
Mince ouverture

Mince ouverture

Repas entre amies dans un restaurant branché de Riyad. Aljazi Alrakan (debout) est dentiste et blogueuse, passionnée par la mode et les réseaux sociaux. Les femmes sont désormais plus nombreuses que les hommes à suivre des études universitaires et, depuis peu, elles peuvent exercer des métiers de l'enseignement et de la médecine — à condition de n'avoir affaire qu'à d'autres femmes. 

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Sortie dans les dunes

Sortie dans les dunes

En hiver, la tradition perdure d'aller pique-niquer dans le désert le week-end avec 4 x 4, abondance de plats et buggies pour que les hommes fassent la course dans les dunes. Trois des cinq sœurs al-Basri profitent que leurs enfants batifolent sur une dune pour se détendre. En été, les centres commerciaux climatisés sont les lieux de promenade préférés des femmes et de leurs familles. 

Photo 8/8© Lindsey Addario

Diaporama à suivre ...