Les Kurdes d'Irak, le rêve suspendu

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Réchappées des djihadistes

Réchappées des djihadistes

Photo 1/11© Youri Kozyrev

Une mère (au centre) se fait prendre en photo avec sa fille (à gauche) et sa belle-sœur, le visage dissimulé. Elles appartiennent à la minorité kurde yézidie. La fille et la belle-sœur racontent qu’elles ont été contraintes d’épouser des combattants de l’État islamique (EI), avant de réussir à s’enfuir. La fille a sauté par la fenêtre d’un premier étage. « Je ne pensais pas que je survivrais », dit-elle.

Premier rempart

Premier rempart

Photo 2/11© Youri Kozyrev

Au sud de Kirkouk, des pechmergas (soldats kurdes) jouent au volley-ball juste derrière la ligne de front. L’EI, qui compterait d’anciens officiers de l’armée irakienne dans ses rangs, a commencé à s’emparer de villes irakiennes en 2014. L’armée kurde a alors été l’une des rares forces en mesure de l’arrêter.

Un futur incertain

Un futur incertain

Photo 3/11© Youri Kozyrev

Remise de diplômes à l’université de Sulaimaniya. La nouvelle génération jouit d’une plus grande liberté que les précédentes. « Nous pouvons faire de bonnes études, mais il y a la guerre, se désole un étudiant. Peut-être qu’elles ne nous mèneront à rien. »

L'école au camp

L'école au camp

Photo 4/11© Youri Kozyrev

Mudhafer Abdoul Nari est le directeur de l’école improvisée du camp pour personnes déplacées d’Arbat. Il se prépare à diriger des cours pour des centaines d’élèves. De nombreux Arabes irakiens se sont réfugiés au Kurdistan. « Les Kurdes nous ont protégés, dit le directeur. Nous nous sentons en sécurité. »

Après les combats

Après les combats

Photo 5/11© Youri Kozyrev

Le maire en exercice de Jalawla fait le tour de sa ville en ruines, près de la frontière iranienne. Les pechmergas y ont mené une lutte désespérée contre les forces de l’EI. Les djihadistes en ont été chassés, mais les habitants ne peuvent pas rentrer chez eux tant que rues et maisons n’ont pas été déminées.

Les combattantes kurdes

Les combattantes kurdes

Photo 6/11© Youri Kozyrev

Président du gouvernement régional du Kurdistan, Massoud Barzani rend visite à des aspirantes-officiers, à l’académie militaire de Zakhu. Le Kurdistan fait partie de l’Irak, mais dispose de sa propre armée, qui comprend des centaines de femmes.

Réfugiés arabes

Réfugiés arabes

Photo 7/11© Youri Kozyrev

Poste de contrôle près de la ligne de front, au sud de Kirkouk. Une femme arabe implore les pechmergas de laisser entrer sa famille en territoire kurde. En deux ans, le Kurdistan a accueilli plus de 1 million de personnes. Certains y réclament un contrôle de l’immigration.

Famille décimée

Famille décimée

Photo 8/11© Youri Kozyrev

Une famille yézidie tient les photos de ses membres masculins tués par l’EI en essayant de fuir Tel Azer. « Je me suis caché sous des couvertures et j’ai entendu des tirs, raconte un jeune garçon. Quand je suis sorti, je les ai tous vus – mon père, mes oncles – morts. »

Pétrole et alcool

Pétrole et alcool

Photo 9/11© Youri Kozyrev

À Erbil, des fêtards brandissent leur boisson, au Bar 52, prisé des étrangers. La capitale régionale du Kurdistan a bénéficié d’un boom pétrolier, attirant des expatriés. Des habitants se plaignent aujourd’hui du trop grand nombre de bars et de clubs.

Prière au bord du lac

Prière au bord du lac

Photo 10/11© Youri Kozyrev

Un homme prend le temps de faire ses prières de l’après-midi lors d’une excursion au lac Dukan, un site de villégiature apprécié au Kurdistan. Musulmans sunnites pour la plupart, les Kurdes irakiens conservent une langue et une culture distinctes de celles de leurs voisins arabes, perses et turcs.

Vestiges de la prospérité

Vestiges de la prospérité

Photo 11/11© Youri Kozyrev

Des pechmergas revenant du front font du stop à Erbil. Des édifices inachevés témoignent d’une période plus prospère. « Nous n’avons pas été payés depuis des mois, dit un soldat. Mais peu importe. Nous sommes tous prêts à mourir pour le Kurdistan. »

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