Traverser le Yukon : 7530 km à pied, à skis et en canot

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Parc national de Denali, 27 avril 2010

Parc national de Denali, 27 avril 2010

« Franchir à skis ces cols sans nom me rendait nerveux, dit le randonneur de l’extrême Andrew Skurka. Je craignais que la chaleur et le soleil du printemps ne provoquent une avalanche. » Il avait parcouru 1 802 km ; il lui en restait 5 727.

Photo 1/7© © Michael Christopher Brown
Rivière Dillinger, 17 avril

Rivière Dillinger, 17 avril

« Malgré mes efforts, la neige fondue a trempé mes bottes de ski en cuir, raconte Skurka, qui tentait de passer par-dessus certains cours d’eau. La nuit, le gel solidifie tout. Le matin, je devais me forcer à enfiler mes bottes glacées. »

Photo 2/7© © Michael Christopher Brown
Rivière Dillinger, 17 avril

Rivière Dillinger, 17 avril

« En manque de sommeil, mentalement épuisé, exténué par le blizzard et sur le point de faire un détour ardu : j’ai craqué», se rappelle Skurka.

Photo 3/7© © Michael Christopher Brown
Rations de survie

Rations de survie

Andrew Skurka respectait un régime alimentaire rigoureux : « Mon alimentation peut sembler monotone mais, dans la nature, la faim est la meilleure épice. »

Photo 4/7© © Michael Christopher Brown
Vallée de la rivière Alatna, 19 août

Vallée de la rivière Alatna, 19 août

« J’ai traversé à la rame cette rivière calme sur mon petit canot de survie, se souvient Skurka. Dès que je suis parvenu sur l’autre rive, j’ai allumé un grand feu, abrité par un banc de sable pour me réchauffer et faire cuire mon dîner. »

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Pic d’Arrigetch, 23 août

Pic d’Arrigetch, 23 août

« Ces blocs de granit semblaient tous sur le point de basculer, dit Skurka d’un col de la chaîne de Brooks. Mon ami Roman Dial m’avait rejoint pour cette portion. Nous avons mis un temps fou à descendre les 213 m verticaux, sur des rochers en équilibre instable, glissants de lichens. »

Photo 6/7© © Michael Christopher Brown
Fleuve Copper, 26 mai

Fleuve Copper, 26 mai

« La glace sur le lac Miles était trop fragile pour marcher dessus mais trop dure pour ramer au travers, raconte Skurka. Ma seule option était de foncer dessus à bord de mon canot gonflable individuel. » 50 km plus en aval, l’été était déjà là, végétation en pleine explosion et moustiques.

Photo 7/7© © Michael Christopher Brown