Vingt ans d'images de l'espace : les nébuleuses

9 photos
Piliers de la création, le retour

Piliers de la création, le retour

Les "piliers de la création" sont l'une des photos les plus célèbres de Hubble, prise en 1995 (http://www.nasa.gov/images/content/137747main_hubble-eaglenebula-browse.jpg). Vingt ans plus tard, la Nasa en offre une nouvelle version en très haute résolution. Il s'agit en fait d’un nuage de poussière et de gaz situé dans notre galaxie, dans la nébuleuse de l'Aigle, où naissent de nombreuses étoiles.

Photographier cette structure à deux décennies d'écart n'a pas qu'un intérêt esthétique. Les subtiles différences observées par les astronomes montrent que la matière se densifie plus vite que prévu en bordure des « piliers ».

Le télescope spatial Herschel a livré une vue infrarouge plus large de la même zone, qui aide à se faire une idée du gigantisme du phénomène. http://www.nasa.gov/images/content/616803main_pia15260-circle.jpg

Distance à la Terre : 7000 années-lumière

Date de l'image : 2014

 

Photo 1/9© Nasa, Esa/Hubble et équipe Hubble Heritage
Un tas de poussières de 23 000 000 000 000 km

Un tas de poussières de 23 000 000 000 000 km

De nombreuses étoiles naissent dans la nébuleuse du Cône (alias NGC 2264). Ce cliché pris par Hubble montre la partie supérieure de la nébuleuse, sur une « hauteur » de 2,5 années-lumière… soit plus de 23 000 milliards de kilomètres

 

 

Photo 2/9© Nasa, Holland Ford (JHU), équipe ACS Science et Esa
Turbulences dans les nuages

Turbulences dans les nuages

Ces nuages dans la nébuleuse de la Carène mesurent près de 30 000 milliards de kilomètres. Malgré leur beauté, ils n’ont rien de paisible. De même que la nébuleuse du Cône ou les « piliers de la Création », ils sont soumis au rayonnement ultraviolet des étoiles proches, ce qui le désintègrent lentement. Et, en leur sein, les jets de gaz des étoiles naissantes ont tendance à les compresser et à les déformer, engendrant encore de nouvelles étoiles. Deux de ces jets, partant dans des directions opposées, sont ici aisément visibles en bleu-vert au sommet du nuage.

Date de l'image : 2010

Distance à la Terre : 7500 années-lumière

 

Photo 3/9© Nasa, Esa, M. Livio et équipe Hubble 20th Anniversary (STScI)
Lumière interne

Lumière interne

Voici l’un des plus célèbres clichés de Hubble : la nébuleuse de la Tête de singe (NGC 2174). Ce nuage de gaz doit son aspect spectaculaire aux étoiles jeunes qu’il abrite et dont les radiations ultraviolettes illuminent l’hydrogène environnant.

Date du cliché : 2014

Distance à la Terre : 6400 années-lumière

 

Photo 4/9© Nasa, Esa, et équipe Hubble Heritage (STScI/Aura)
L'oeil était dans la nébuleuse

L'oeil était dans la nébuleuse

La nébuleuse planétaire du Sablier est une célébrité astronomique. Elle a même fait la couverture de National Geographic en avril 1997 ! Sa forme serait due à des vents stellaires, autrement dit, à des nuages de gaz en expansion rapide projetés par une étoile en fin de vie.

Date de l'image : 1996

Distance à la Terre : 8000 années-lumière

Photo 5/9© Raghvendra Sahai et John Trauger (JPL), équipe WFPC2 science, Nasa/Esa
Zoom sur la pouponnière

Zoom sur la pouponnière http://www.eso.org/pub...

Large d’une centaine d’années-lumière, la nébuleuse de la Lagune (ou Messier 8) abrite plusieurs régions constituant des pouponnières d’étoiles. Ce nuage d’hydrogène et de poussière est aisément visible (quoique à une résolution nettement moindre !) pour les astronomes amateurs, et même détectable à l’œil nu dans la constellation du Sagittaire.

La version zoomable de cette image http://www.eso.org/public/france/images/eso1403a/zoomable/ permet de se rendre compte de l’extraordinaire précision des instruments astronomiques actuels.

Date de l’image : 2014

Distance à la Terre : 5 années-lumière

 

Photo 6/9© Eso/VPHAS+
L'oiseau de feu

L'oiseau de feu

Deux galaxies spirales et une galaxie irrégulière sont en train de fusionner. Un système surnommé « l’oiseau » par les astronomes. Il semble que les deux galaxies spirales soient entrées en collision en premier, voilà environ 200 millions d’années, avant que la « tête » de l’oiseau ne vienne s’incruster à la vitesse de 1,4 million de kilomètres par heure. Celle-ci est en train de générer des étoiles à un rythme particulièrement élevé : une bonne quinzaine de fois la masse de notre Soleil… par mois !

Date de l’image : 2007

Distance à la Terre : 650 millions d’années-lumière

Photo 7/9© Eso
An 1054, en Chine

An 1054, en Chine

La nébuleuse du Crabe figure sans doute parmi les photos d’astronomie les plus connues du grand public. Ce nuage de matière est le remnant d’une étoile qui a explosé en… 1054. Une supernova d’une telle intensité lumineuse qu’elle a été consignée en Chine et au Japon. L’événement y est resté observable pendant vingt-et-un mois.

Aujourd’hui, la nébuleuse poursuit son expansion à la vitesse de 5,4 millions de kilomètres par heure ! Son centre abrite un pulsar formé par le cœur de l’ex-étoile, qui s’est effondré sur lui-même tandis que les couches externes de l’astre étaient propulsées dans l’espace par l’explosion. Ce pulsar (ou étoile à neutrons) est extrêmement rapide : il tourne sur lui-même trente fois par seconde et émet 200 000 fois plus de rayonnement que notre Soleil.

Date de l’image : 1999

Distance à la Terre : 6200 années-lumière

Photo 8/9© Eso
Les petits nuages dans le grand

Les petits nuages dans le grand

Ces deux nébuleuses se situent dans le Grand Nuage de Magellan, une galaxie naine voisine de notre Voie lactée. NGC 2020 (en bleu) et NGC 2014 (en rouge) sont des étendues de gaz où naissent des étoiles. Mais pourquoi adoptent-elles des formes aussi étranges ? Parce que les astres qui naissent en leur sein envoient de puissants flux de matière. NGC 2020 en fournit un exemple frappant : une étoile très chaude se forme en plein milieu, expédiant dans l’espace des flux continus de plasma qui repoussent le gaz alentour.

Date de l’image : 2013

Distance à la Terre : 16000 années-lumière

Photo 9/9© Eso

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